CFE paysagiste : calcul, bases et exonérations 2026
La cotisation foncière des entreprises, communément appelée CFE paysagiste, représente un élément majeur de la fiscalité locale pour les professionnels du paysagisme et de l’entretien des espaces verts. Chaque année, les paysagistes indépendants, les entreprises de jardinage et les artisans du secteur doivent s’acquitter de cette contribution auprès de leur collectivité territoriale. Bien que souvent méconnue ou mal comprise, la CFE paysage obéit à des règles précises et offre des opportunités d’exonération ou de réduction que tout professionnel se doit de maîtriser pour optimiser sa gestion fiscale. Cet article vous propose un guide complet pour décortiquer le mécanisme de la cotisation foncière, comprendre les bases d’imposition, explorer les exonérations possibles et mettre en place des stratégies d’optimisation adaptées à votre situation professionnelle.
table des matières
Qu’est-ce que la CFE pour les paysagistes ?
La cotisation foncière des entreprises est un impôt local qui s’applique aux professionnels exerçant une activité non salariée, y compris les paysagistes. Il s’agit d’une contribution due par tout entrepreneur installé en France qui dispose d’un local ou d’une installation servant à son activité professionnelle. Contrairement à la taxe d’habitation, qui a été progressivement supprimée pour les résidences principales, la CFE paysagiste demeure une obligation fiscale incontournable. Cette cotisation est destinée à financer les équipements publics et les services offerts par la commune au titre du développement économique local. Le montant de la CFE varie considérablement selon la région, le département et la commune où vous exercez votre activité. C’est pourquoi une entreprise de jardinage implantée à Paris ne paiera pas le même montant qu’une entreprise similaire installée en zone rurale.
Depuis 2010, la CFE ne repose plus uniquement sur la valeur locative des locaux professionnels, mais également sur le chiffre d’affaires ou les revenus professionnels de l’entreprise. Cette modification a permis une meilleure adaptation de l’impôt à la réalité économique des entreprises. Pour les paysagistes, cela signifie que même si vous travaillez principalement en déplacement chez vos clients, vous resterez redevable de la CFE en fonction de votre chiffre d’affaires, que vous disposiez ou non d’un local professionnel permanent.
La définition de la CFE en quelques mots
La CFE est une cotisation locale obligatoire due par les paysagistes et entreprises de jardinage. Elle se calcule selon deux éléments : la valeur locative cadastrale du local professionnel (quand il existe) et le chiffre d’affaires annuel. Cette contribution finance les services publics locaux et varie selon la collectivité territoriale d’implantation. Exonérations et réductions peuvent s’appliquer selon certaines conditions spécifiques.
Base de calcul de la CFE paysagiste : les deux composantes
Comprendre la base de calcul de la CFE paysagiste est fondamental pour évaluer précisément votre obligation fiscale. Le système français retient une formule hybride qui combine deux éléments distincts : la valeur locative des locaux professionnels et le chiffre d’affaires. Cette approche bicéphale permet à l’administration fiscale d’adapter le montant de la contribution à la réalité économique de chaque entreprise tout en tenant compte de son implantation territoriale. Pour les paysagistes, ces deux composantes jouent un rôle significatif, bien que leur pondération varie selon les situations professionnelles spécifiques.

Première composante : la valeur locative cadastrale
La valeur locative cadastrale représente la première base d’imposition de la CFE. Elle correspond à la valeur théorique de location annuelle des locaux professionnels utilisés par l’entreprise. Cette valeur est déterminée par le cadastre local, qui procède à une évaluation régulière des propriétés. Pour un paysagiste disposant d’une base de vie ou d’un local de stockage de matériel, cette composante s’avère particulièrement importante. Si vous louez un espace de 150 m² pour entreposer vos outils et votre matériel d’entretien, la mairie ou l’intercommunalité estimera une valeur locative annuelle, par exemple de 3 000 € à 5 000 €, selon la région et la qualité du local. Cette valeur locative sera ensuite multipliée par un taux d’imposition décidé par la collectivité locale, généralement compris entre 1 % et 3,5 % selon les communes. Certaines collectivités appliquent des taux progressifs en fonction du secteur d’activité ou de la taille de l’entreprise.
Deuxième composante : le chiffre d’affaires ou revenus professionnels
Depuis 2010, le législateur a introduit une deuxième base d’imposition fondée sur la performance économique de l’entreprise. Cette composante représente un élément majeur pour les paysagistes, notamment ceux qui exercent en tant que micro-entrepreneurs ou en statut d’auto-entrepreneur. Elle se calcule à partir du chiffre d’affaires annuel hors taxes, déclaré lors de la déclaration de revenus ou du chiffre d’affaires figurant dans l’avis d’imposition sur les sociétés. Pour un paysagiste générant un chiffre d’affaires de 45 000 € annuels, une fraction de ce montant sera soumise à la CFE selon le taux d’imposition local. Par exemple, avec un taux de 1,8 %, la contribution basée sur le chiffre d’affaires pourrait s’élever à environ 810 €. Il est important de noter que seuls les revenus professionnels nets (après déductions des charges) sont pris en compte pour les micro-entrepreneurs, tandis que le chiffre d’affaires brut s’applique aux sociétés commerciales.
Calcul pratique de la CFE pour un paysagiste : exemple concret
Prenons l’exemple d’une entreprise de paysagisme implantée à Paris, avec un local professionnel et un chiffre d’affaires important. Supposons une valeur locative cadastrale de 8 000 € et un taux d’imposition de 1,5 % fixé par la mairie de Paris. La première composante donnerait : 8 000 € × 1,5 % = 120 €. Parallèlement, si le chiffre d’affaires annuel atteint 75 000 €, et que la fraction non soumise à la CFE s’élève à 1 300 €, le chiffre d’affaires net imposable serait de 73 700 €. Appliquons le même taux de 1,5 % : 73 700 € × 1,5 % = 1 105,50 €. La cotisation totale serait donc de 120 € + 1 105,50 € = 1 225,50 €. Cependant, la loi prévoit des minima et maxima : la CFE ne peut jamais être inférieure à 210 € (minimum de perception) ni supérieure à une fraction du chiffre d’affaires (avec un plafond dépendant de la collectivité).
Ce calcul démontre que la CFE pour un paysagiste ne suit pas une formule simpliste, mais résulte d’une combinaison de facteurs locaux et de la situation économique de l’entreprise. C’est pourquoi deux entreprises de jardinage aux performances identiques peuvent avoir des cotisations très différentes selon leur implantation géographique. Les collectivités locales disposent d’une certaine liberté dans la fixation des taux, ce qui crée des disparités importantes entre les communes.
Tableau comparatif des simulations CFE selon le chiffre d’affaires
| Chiffre d’affaires annuel | Taux local (Paris) | CFE calculée | CFE minimale | CFE due |
|---|---|---|---|---|
| 30 000 € | 1,5 % | 450 € | 210 € | 450 € |
| 50 000 € | 1,5 % | 750 € | 210 € | 750 € |
| 75 000 € | 1,5 % | 1 125 € | 210 € | 1 125 € |
| 100 000 € | 1,5 % | 1 500 € | 210 € | 1 500 € |
| 150 000 € | 1,5 % | 2 250 € | 210 € | 2 250 € |
Ce tableau illustre l’impact direct du chiffre d’affaires sur le montant de la CFE paysagiste. Plus votre entreprise génère de revenus, plus votre contribution augmente proportionnellement. Ce système encourage une certaine progressivité tout en restant objectif puisqu’il repose sur des données déclarées à l’administration.
Exonérations et réductions de CFE pour les paysagistes
L’une des opportunités majeures pour les paysagistes consiste à identifier et demander les exonérations CFE auxquelles ils pourraient prétendre. Le code des impôts prévoit plusieurs situations d’exonération totale ou partielle qui permettent aux entreprises de ne pas s’acquitter de la contribution, du moins temporairement ou de manière réduite. Ces exonérations représentent un enjeu financier considérable : une exonération peut représenter une économie de 500 € à 2 500 € annuels selon la taille de l’entreprise. Il est fondamental de ne pas laisser passer ces opportunités légales, car elles requièrent souvent un dossier administratif précis et une demande formelle auprès de l’administration locale.
Exonération temporaire pour création d’entreprise
Tous les paysagistes créant une nouvelle entreprise peuvent bénéficier d’une exonération de CFE pendant les trois premières années d’activité. Cette mesure vise à soutenir l’entrepreneuriat et à alléger le fardeau fiscal des jeunes entreprises. Pour en bénéficier, vous devez effectuer une demande auprès du service des finances locales au cours de l’année de création. L’exonération s’applique intégralement pendant les deux premières années, puis une réduction de 50 % s’applique la troisième année. Ainsi, un paysagiste débutant son activité en 2024 avec un potentiel de CFE de 900 € serait totalement exonéré en 2024 et 2025, puis ne paierait que 450 € en 2026. Cette exonération constitue un levier financier important pour les entrepreneurs qui démarrent leur activité avec des ressources limitées.
Exonération pour micro-entrepreneurs : exonération CFE micro-entrepreneur
Les micro-entrepreneurs ou auto-entrepreneurs paysagistes peuvent prétendre à une exonération de CFE sous certaines conditions. En France, les micro-entrepreneurs exerçant une activité de services, y compris le paysagisme, dont le chiffre d’affaires n’excède pas des seuils spécifiques sont totalement exonérés de CFE. Actuellement, le seuil d’exonération est fixé à 72 500 € de chiffre d’affaires pour les activités de services. Si votre chiffre d’affaires reste inférieur à cette limite, vous êtes entièrement exonéré de CFE. Toutefois, une fois ce seuil dépassé, vous devenez redevable de la cotisation intégrale. Cette mesure favorise les petits paysagistes indépendants et permet à ceux qui débutent d’opérer sans charge fiscale locale supplémentaire pendant leurs premières années d’activité.
Exonération pour certaines activités spécifiques
Certains secteurs d’activité bénéficient d’exonérations particulières. Bien que le paysagisme classique ne figure pas systématiquement dans cette catégorie, certaines activités connexes peuvent y prétendre. Par exemple, les paysagistes exerçant également une activité de conseil en environnement, de gestion écologique des espaces verts ou de travaux forestiers à titre principal pourront explorer les exonérations sectorielles applicables. De plus, si votre entreprise de paysagisme s’inscrit dans une démarche de travaux subventionnés ou d’utilité publique (entretien d’espaces publics pour la commune, par exemple), certaines collectivités peuvent octroyer des réductions ou exonérations particulières en vertu de leurs compétences locales.
Réductions et adaptations tarifaires selon les collectivités
Au-delà des exonérations légales, les collectivités territoriales disposent du pouvoir de fixer leurs propres taux de CFE et peuvent prévoir des réductions additionnelles. Certaines mairies accordent des réductions supplémentaires aux entreprises exerçant dans certains quartiers prioritaires, aux entreprises vertes ou aux sociétés faisant preuve d’une certaine pérennité. Il convient de vous renseigner auprès de votre chambre de commerce locale ou directement auprès de votre mairie pour connaître les possibilités de réductions spécifiques à votre territoire d’implantation.
CFE paysage calcul : étapes pour déclarer et payer votre cotisation
Le processus de déclaration et de paiement de la CFE paysage calcul suit un calendrier précis et des procédures administratives bien définies. Chaque année, les paysagistes doivent accomplir les démarches déclaratives auprès de l’administration fiscale pour maintenir leur situation régulière vis-à-vis de cette obligation locale. Le non-respect des délais ou l’absence de déclaration peut entraîner des pénalités significatives. Comprendre cette procédure vous permettra de vous organiser efficacement et d’éviter les mauvaises surprises administratives.
Étape 1 : Inscription à la CFE lors de la création
Dès que vous créez votre entreprise de paysagisme, vous devez vous immatriculer auprès du service de la taxe professionnelle (ou du centre des finances publiques). Cette inscription déclenche l’obligation de payer la CFE pour l’année suivant celle de création. Lors de cette immatriculation, vous fournirez un justificatif d’installation professionnelle (bail locatif, titre de propriété, ou déclaration d’occupation sans bail). Vous indiquerez également la valeur locative cadastrale estimée de votre local si vous en disposez d’un. Cette démarche initiale est cruciale car elle établit officiellement votre situation auprès des collectivités locales compétentes.
Étape 2 : Déclaration annuelle de chiffre d’affaires
Chaque année, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires ou vos revenus professionnels. Pour les micro-entrepreneurs, cette déclaration se fait en même temps que la déclaration micro-sociale auprès de l’URSSAF. Pour les entreprises individuelles au régime réel ou les sociétés, la déclaration s’effectue via le dossier fiscal classique auprès de l’administration des finances. Cette déclaration conditionne le calcul de la base d’imposition de votre CFE pour l’année suivante. Un paysagiste déclarant son chiffre d’affaires en mai 2024 verra sa CFE recalculée pour l’année 2025 en fonction de ce montant déclaré.
Étape 3 : Réception de l’avis d’imposition CFE
Après vérification de vos déclarations, l’administration fiscale locale vous adresse un avis d’imposition CFE. Ce document indique le montant exact de votre cotisation, la date limite de paiement, ainsi que les références bancaires ou les modalités de paiement. Vous devez conserver cet avis précieusement, car il constitue votre justificatif officiel de cotisation. Si vous estimez que le montant calculé est erroné, vous disposez d’un délai de réclamation (généralement deux mois après la réception de l’avis) pour contester et demander un recalcul.
Étape 4 : Demande d’exonération ou de réduction
Si vous estimez avoir droit à une exonération (création d’entreprise, micro-entreprise sous seuil, etc.), vous devez effectuer une demande écrite auprès de votre collectivité locale de manière proactive. Cette démarche ne se fait pas automatiquement : l’administration suppose que vous êtes redevable tant que vous ne prouvez pas le contraire. Joignez à votre demande tous les justificatifs pertinents : extrait de KBIS certifié, liasse fiscale, avis d’imposition, documentation attestant de votre statut de micro-entrepreneur, etc. Plus votre dossier sera complet et bien présenté, plus vite votre demande d’exonération ou de réduction sera traitée et acceptée.
Cotisation foncière entreprise jardinage : impacts et stratégies d’optimisation
Pour les entrepreneurs en cotisation foncière entreprise jardinage, comprendre les impacts réels de cette imposition sur la trésorerie de l’entreprise est fondamental pour une gestion financière avisée. La CFE représente une charge annuelle récurrente qui réduit directement les bénéfices et affecte la rentabilité de votre activité. Cependant, plusieurs stratégies d’optimisation existent et méritent d’être étudiées attentivement pour minimiser votre charge fiscale légalement.
Impact sur la trésorerie et la rentabilité de l’entreprise
Pour un paysagiste générant un chiffre d’affaires de 60 000 € annuels, une CFE de 900 € représente 1,5 % de son chiffre d’affaires. Cette charge, bien que modérée en pourcentage, s’avère substantielle en termes de trésorerie mensuelle. Sur 12 mois, cela équivaut à une charge fixe de 75 € par mois avant les frais variables (salaires, carburant, matériel). Pour une petite entreprise de jardinage opérant avec des marges commerciales de 30 %, cette CFE réduit d’autant le bénéfice net annuel. Si votre chiffre d’affaires augmente, la CFE augmente proportionnellement, ce qui peut pénaliser votre croissance. C’est pourquoi une optimisation de cette charge doit être envisagée stratégiquement dès la phase de création d’entreprise ou lors de restructurations commerciales.
Stratégie 1 : Opter pour le régime de micro-entrepreneur
Si vous débutez votre activité de paysagiste ou si vous exercez seul avec des revenus modérés (inférieurs à 72 500 €), l’adoption du régime de micro-entrepreneur vous permet de bénéficier de l’exonération de CFE. Ce régime simplifie considérablement votre gestion administrative tout en réduisant votre charge fiscale. Bien que vous versiez des cotisations sociales légèrement supérieures, l’économie réalisée sur la CFE (de 300 € à 1 500 € selon la région) compense généralement ces frais additionnels. Consultez un expert-comptable pour évaluer cette option en fonction de votre chiffre d’affaires réel.
Stratégie 2 : Implanter votre entreprise en zone à faible taux de CFE
Les taux de CFE varient énormément entre les communes. Certaines collectivités proposent des taux aussi bas que 0,5 %, tandis que d’autres appliquent des taux de 3 % ou plus. Si vous n’êtes pas limité géographiquement par la clientèle (par exemple, si vous pouvez vous installer dans une zone péri-urbaine et servir une région métropolitaine large), implanter votre base administrative dans une commune à taux réduit constitue une opportunité d’optimisation fiscal significative. Cependant, cette stratégie doit être conciliée avec une présence commerciale réelle et ne pas se transformer en montage artificiel qui pourrait être remis en question par l’administration.
Stratégie 3 : Exploiter pleinement les exonérations temporaires
Si vous créez une nouvelle entreprise de paysagisme, l’exonération de trois ans est automatique (après demande). Profitez de cette période pour constituer vos réserves financières, investir dans du matériel de qualité supérieure, ou développer votre portefeuille clients sans pénalité fiscale. Vous pouvez économiser entre 600 € et 2 500 € sur les trois premières années, soit un total cumulé de 1 800 € à 7 500 €, selon votre chiffre d’affaires. Ces économies peuvent être réinvesties pour accélérer la croissance de votre entreprise.
Stratégie 4 : Regroupement avec d’autres paysagistes en groupement d’intérêt économique
Certains paysagistes s’associent au sein de groupements d’intérêt économique (GIE) pour mutualiser certaines charges et ressources. Bien que cette approche ne supprime pas la CFE de chaque membre, elle peut optimiser la structure globale en consolidant certaines activités de soutien et en réduisant les coûts indirects. Rejoindre notre Coopérative paysagiste à Paris : Zéro administratif & 50% Crédit d’Impôt offre justement un cadre structuré pour bénéficier de réductions d’impôts substantielles et d’une meilleure organisation administrative.
Changements de la CFE en 2024 : nouveautés et évolutions
Le régime de la CFE a connu plusieurs évolutions récentes que les paysagistes doivent connaître. En 2024, le gouvernement a confirmé le maintien du système hybride de calcul (valeur locative + chiffre d’affaires), mais plusieurs ajustements techniques ont été apportés. Le plafond de la CFE a été réajusté en fonction de l’inflation, ce qui signifie que certains paysagistes pourraient payer davantage si leur chiffre d’affaires a augmenté. Parallèlement, les seuils d’exonération pour les micro-entrepreneurs ont été maintenus à 72 500 €, mais le gouvernement étudie la possibilité de relever ces seuils pour adapter la mesure à l’inflation des coûts professionnels.
De plus, certaines régions et métropoles ont mis en place des plans de relance écologique qui offrent des réductions supplémentaires aux entreprises exerçant des activités vertes ou durables. Cela peut concerner les paysagistes pratiquant le jardinage écologique, la gestion durable des espaces verts ou la création de jardins zéro-déchet. Consultez votre collectivité locale pour connaître les aides et réductions applicables à votre région spécifique.
Comment déclarer et gérer votre CFE facilement : outils et ressources
Afin de faciliter la gestion administrative de votre CFE, plusieurs outils et ressources sont à votre disposition. D’abord, le site officiel de votre collectivité locale ou de votre mairie propose généralement des formulaires de déclaration en ligne ou téléchargeables. Certains services des finances publiques offrent également un portail professionnel qui permet de suivre votre dossier CFE, de consulter vos avis d’imposition et même d’effectuer vos paiements directement en ligne. Des outils de simulation CFE sont aussi disponibles sur les sites gouvernementaux, qui vous permettent d’estimer approximativement votre charge annuelle en fonction de votre localité et de votre chiffre d’affaires.
En outre, faire appel à un expert-comptable ou à un conseiller fiscal spécialisé dans le secteur du paysagisme peut s’avérer rentable. Ces professionnels maîtrisent parfaitement les subtilités fiscales locales, peuvent identifier les opportunités d’exonération que vous auriez manquées, et vous aident à optimiser votre structure d’entreprise. Pour environ 200 € à 500 € annuels, un conseil expert peut vous permettre d’économiser 1 000 € ou plus sur votre CFE. N’oubliez pas également de consulter votre chambre d’agriculture, si applicable, ou votre chambre de commerce et d’industrie qui proposent des guides spécifiques et des sessions d’information gratuites sur la fiscalité des entrepreneurs.
Cas particuliers et situations spécifiques des paysagistes
Certaines situations spécifiques au secteur du paysagisme méritent une attention particulière concernant la CFE. Par exemple, un paysagiste qui intervient auprès d’une commune pour l’entretien régulier des espaces verts publics peut prétendre à des arrangements particuliers avec la collectivité. De même, un entrepreneur en paysagisme qui possède plusieurs installations (bureaux, dépôts, pépinière) devra déclarer chaque site aux finances locales, ce qui démultipliera sa charge de CFE en fonction du nombre de locaux. Conversely, un paysagiste qui loue temporairement un local pour un projet spécifique (reconversion de terrain, etc.) devra évaluer si cette location génère une obligation CFE supplémentaire.
Les paysagistes qui embauchent du personnel salarié ne subissent pas de majoration directe de CFE en raison de ces salaires. Cependant, si votre local s’agrandit pour accueillir une équipe salariée, la valeur locative cadastrale augmentera, ce qui impactera votre base d’imposition CFE. Enfin, les paysagistes exerçant une activité complémentaire (vente de plantes, décoration d’intérieur, conseil en paysagisme) doivent déclarer l’ensemble de leurs revenus professionnels pour le calcul de la CFE, sans possibilité de les ventiler par activité.
Tableau récapitulatif : synthèse des exonérations et réductions CFE
| Type d’exonération / réduction | Conditions d’accès | Durée / montant | Démarche à entreprendre |
|---|---|---|---|
| Création d’entreprise | Nouvelle entreprise enregistrée | 100 % ans 1 et 2 ; 50 % an 3 | Demande écrite année de création |
| Micro-entrepreneur (seuil) | CA < 72 500 € (services) | 100 % exonération complète | Déclaration en tant que micro-entrepreneur |
| Activités sectorielles | Activités vertes ou d’utilité publique | Selon collectivité locale | Consultation mairie / collectivité |
| Réductions territorialisées | Implantation en zone prioritaire | Partial reduction selon zone | Demande locale avec justificatifs |
| Taux réduits locaux | Commune pratiquant taux bas | Réduction automatique (0,5 %+) | Implantation / changement adresse |
Ce tableau synthétique vous permet de visualiser rapidement les principales opportunités d’exonération et de réduction applicables aux paysagistes, et les démarches correspondantes à entreprendre pour les concrétiser.
En résumé : points clés à retenir sur la CFE paysagiste
La CFE paysagiste est une cotisation locale obligatoire due annuellement par les entrepreneurs en paysagisme et entretien des espaces verts. Son calcul repose sur deux composantes : la valeur locative cadastrale des locaux professionnels et le chiffre d’affaires ou les revenus professionnels déclarés. Les exonérations temporaires (création, micro-entrepreneurs sous seuil) offrent des opportunités sérieuses d’allègement fiscal. Les taux varient significativement selon la commune d’implantation, justifiant une optimisation stratégique. Une gestion proactive de votre déclaration annuelle et une connaissance approfondie des dispositifs d’exonération applicables vous permettront de réduire cette charge fiscale légalement et efficacement. Enfin, recourir à un expert-comptable spécialisé s’avère souvent rentable pour identifier toutes les économies possibles et adapter votre structure d’entreprise de manière optimale à votre situation personnelle et fiscale.
FAQ : questions fréquentes sur la CFE paysagiste
Quel est le montant minimum de CFE que je dois payer en tant que paysagiste ?
Le montant minimum de CFE est fixé à 210 € pour tous les redevables. Même si votre chiffre d’affaires est très faible ou que vous bénéficiez de certaines réductions, vous ne pouvez jamais payer moins de ce minimum légal, sauf si vous êtes exonéré complètement (micro-entrepreneur sous seuil, création d’entreprise exonérée).
Puis-je bénéficier de l’exonération CFE micro-entrepreneur si je dépasse le seuil de 72 500 € ?
Non. L’exonération de CFE pour les micro-entrepreneurs s’applique uniquement si votre chiffre d’affaires reste inférieur à 72 500 € pour une activité de services. Une fois ce seuil dépassé, vous basculez au régime normal et devenez redevable de l’intégralité de la CFE sur votre chiffre d’affaires.
Comment puis-je contester le montant de CFE communiqué par la mairie ?
Vous disposez d’un délai de deux mois à compter de la réception de l’avis d’imposition pour contester le montant de CFE. Adressez une réclamation écrite à votre centre des finances publiques en précisant les erreurs présumées (valeur locative surévaluée, chiffre d’affaires mal déclaré, omission d’exonération) avec justificatifs à l’appui.
La CFE paysagiste augmente-t-elle automatiquement chaque année ?
La CFE n’augmente pas automatiquement chaque année pour une même entreprise, sauf si votre chiffre d’affaires augmente ou si la valeur cadastrale de votre local est réévaluée. Cependant, les collectivités peuvent relever les taux locaux, ce qui affecterait tous les paysagistes d’une même commune également.
Dois-je payer la CFE si je travaille uniquement en déplacement chez les clients sans local professionnel fixe ?
Oui, vous devez payer la CFE basée sur votre chiffre d’affaires même sans local professionnel fixe. Seule la composante « valeur locative cadastrale » disparaît. La CFE se calcule alors uniquement sur votre chiffre d’affaires. Les micro-entrepreneurs avec chiffre d’affaires inférieur à 72 500 € restent exonérés.
Comment la CFE se calcule-t-elle pour une entreprise récemment créée qui dépasse le seuil de micro-entrepreneur au cours de son premier exercice ?
Vous bénéficiez de l’exonération de création d’entreprise (ans 1 et 2 entièrement, 50 % an 3) indépendamment du chiffre d’affaires réalisé. Le passage au-delà du seuil de micro-entrepreneur n’affecte pas cette exonération temporaire durant la période prévue, mais s’appliquera à partir de la quatrième année d’activité.







